Alors que la place de la Bastille raisonne encore de la victoire face à Nicolas Sarkozy, Nadine Morano et Louis Aliot sonnent la charge ce matin pour dénoncer la présence de « beaucoup de drapeaux rouges et étrangers » lors de cette fête populaire. Dès le lendemain du second tour, ces deux là, représentants d'une alliance de la haine, prépare le terrain à une recomposition à droite toute. Il ne s'agit pas simplement de postures électoralistes mais bel et bien d'une orientation sur le fond.

Nadine Morano et Louis Aliot, qu'il faut bien associer dans la défaite puisqu'ils se plaignent de concert de la célébration de la victoire de la gauche, n'ont rien compris à ce qui fait la grandeur de la France : son message d'universalisme, d'amitié entre tous les peuples du monde. Malgré leur piètre tentative, ils ne feront pas oublier cette Marseillaise entonnée à dizaines de milliers de voix. C'est le vrai visage de la France, une France rassemblée et métissée, jeune et joyeuse, fière de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.