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Le débat sur la « crise de la dette » fait trembler l’Europe entière, les peuples devraient payer l’addition des crapules de la finance et l’aveuglement des gouvernements ! En Grèce par exemple le gouvernement avait dit "peut être un référendum sur le remboursement de la dette" ! Les marchés financiers et leurs complices au sein de l’Union Européenne dirent, "JAMAIS", et le gouvernement oublia cette idée ! Nous sommes convaincus que la France serra demain sous la pression des marchés financiers, mais l’Histoire nous apprend que quand les peuples s’emparent de cette question d’autres choix sont possibles !

En Argentine, depuis 1976, les Chicago Boys de Washington et du FMI imposaient des mesures de libéralisation et des plans de redressements économiques qui aboutirent à une situation où les remboursements ne couvraient que les intérêts des intérêts de la dette. Puis vint en 2001, le défaut de payement et l’implosion du système ; le peuple s’empare de la rue pour chasser le gouvernement. En Argentine le peuple rétablit ainsi les marqueurs de la démocratie : les gouvernants sont au service du peuple et non des marchés financiers ! Alors en 2003, avec 60% de la population sous le seuil de pauvreté et 25% de chômeurs, l’Argentine décide de tourner le dos au FMI en annonçant que le pays remboursera ce qu'il pourra quand il le décidera ; s’en est finit du diktat des marchés. Aujourd’hui l’Argentine ne compte que 7% de chômage et la pauvreté ne cesse de reculer. La preuve qu'on ne traite pas la famine à coups de régime minceur.

Récemment en Islande, deux référendums ont permis de dire non à la finance mondiale. Comme en Argentine l’argent public n’épongera plus les dettes privées. L’Etat ne s’y endettera plus pour sauver les banques. En Equateur plus de la moitié de la dette a été jugée illégale par le gouvernement. Motif : la « dette odieuse » qui fut contractée n’y a jamais servi le peuple mais des intérêts privés. Suite à cette décision politique, tous les titres de la dette équatorienne sur les marchés financiers se sont effondrés. La valeur de 3 000 millions d’euros de dette est rachetée 800 millions d’Euros par l’équateur, économisant ainsi 1200 millions d’euros!

La finance n’a de pouvoir que si nous lui en donnons, car le principal danger pour la finance est de demander son avis au peuple : En Argentine le débat c’est imposé par la mobilisation populaire ! En Equateur par un choix politique ! En Islande par un référendum populaire !

L’histoire n’est pas écrite et d’autres choix sont possibles face aux intégristes de la finance qui n’ont que misère et crise à proposer au nom de la dette. Nous n’attendront pas 5 ans pour que la parenthèse démocratique s’ouvre à nouveau. Nous Jeunes Communistes refusons l’austérité et nous exigeons la reconquête de tous les droits perdus depuis 5 ans !

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