De provenances patronales et syndicales, les informations filtrent désormais en abondance sur l’éclosion post-électorale de nombreux plans de restructuration d’entreprises et de branches.

En clair, des cargaisons de licenciements sont en préparation. Ils viendraient s’ajouter aux centaines de milliers d’emplois industriels déjà au rebut. Construction, sidérurgie, télécoms, automobile pourraient être les secteurs parmi les plus touchés.

Ces sombres perspectives sont en lien avec les prévisions de croissance pessimistes qui parcourent les statistiques économiques, à commencer par celles du FMI. Elles se fondent sur les ralentissements d’activité et les croissances négatives induits par les baisses de consommation et d’investissement en France et en Europe. Car rien n’est évidemment résolu de la crise du libéralisme et de son système financier, puisque les programmes d’austérité sévissent un peu partout sans sortie du tunnel en vue. Pire : le nouveau traité européen en préparation prévoit la mise sous tutelle budgétaire des Etats qui rechigneraient à serrer davantage la vis à la consommation populaire et aux dépenses publiques, sous couvert de lutte contre les déficits. C’est la fameuse «règle d’or», une machine infernale à créer récession et chômage, sous la pression des marchés, des agences de notation et des spéculateurs.

Pour notre pays, il va s’agir de ne pas subir. Des actes de résistance et de contre-offensive politiques s’avèrent cruciaux. L’interdiction des licenciements boursiers, la création d’un pôle public du crédit et de l’investissement, l’accroissement du pouvoir d’achat, le financement de l’Etat auprès de la Banque européenne et – ou – de la Banque de France en font partie. Des mesures empreintes de radicalité, à la hauteur de la radicalité de la crise capitaliste.

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