Une fois de plus les grands groupes capitalistes l’ont emporté. Les trois candidats du CAC 40 Hollande, Sarkozy et Le Pen sont arrivés en tête au premier tour de la présidentielle. Aucun des deux qui restent en compétition ne touchera aux intérêts du capital. Ainsi dès le lendemain du 2ème tour, le mécanisme de l'austérité aggravée ralenti pour cause électorale, verra son mouvement s'accélérer, compétitivité oblige. Le capitalisme veut à marches forcées rattraper son retard dans notre pays. Le peuple devra payer la note.

Chaque année les grandes sociétés du CAC 40 accaparent à elles seules des centaines de milliards qu’elles consacrent à la spéculation ou qu’elles investissent à l’étranger alors qu’en France le chômage s’étend. Pourquoi ces sommes énormes échappent-elles à tout contrôle populaire ? Tout simplement parce que ce sont les propriétaires capitalistes et eux seuls qui le décident. Parce que ce sont eux seuls qui dirigent le pays et personne d’autre. Une preuve de plus ? A deux jours du premier tour, 25 des plus grands patrons ont publié le programme qu’ils « aimeraient » voir appliquer par le futur président de la république : « alléger le coût du travail » en réduisant la protection sociale, les pensions et retraites etc… En bref, ils veulent qu’on laisse aux patrons toute latitude pour imposer leurs propres règles.

Récupérer les milliards d’euros qui sont volés aux salariés et à la population permettraient de satisfaire les revendications et de développer une grande politique économique et sociale.

Ce n’est possible ni avec Sarkozy ni avec Hollande qui sont au service du capital. Le journal financier les « Echos » de ce 26 avril, sous le titre « Le Président aux mains liées » en convient à sa façon : « Jamais un nouveau président n’aura eu aussi peu de marge de manœuvre financière, il aura les mains liées ».

Seule l’action des salariés et du peuple partout et sous toutes ses formes peut imposer un changement réel de politique.