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Le soi-disant projet présenté par Nicolas Sarkozy pour les cinq prochaines années se résume en une nouvelle cure d’austérité. Son but : un retour à l’équilibre en 2016, en coupant notamment dans le budget des collectivités locales

Les collectivité locales devront "réduire" leurs effectifs et leurs dépenses". 

"Les départements et les communes de plus de 30000 habitants devront engager la réduction de leurs effectifs comme l'Etat l'a fait et diminuer leurs dépenses de fonctionnement au même rythme que l'Etat, soit une économie de 2 milliards et demi sur cinq ans".

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il ferait voter la "règle d'or" budgétaire "dès l'été 2012", en cas de réélection à la présidence. Il s’est par la même occasion permis un beau mensonge historique : jusqu’à aujourd’hui les Etats ont toujours payé leurs dettes, la gauche pour la première fois de l'histoire, nous mènerait vers la faillite. Les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont pourtant comptabilisé 138 cas de pays qui ont fait défaut dans le seul 20ème siècle, de l’Allemagne à l’Argentine. Ils estiment par ailleurs que le premier cas de défaut français remonte à 1558…

Quant au chômage, la préoccupation première des Français : la principale annonce étant qu’il ne fera pas d’engagement chiffré, contrairement à 2007 où il avait assuré qu'il ramènerait le chômage à 5% à la fin de son quinquennat.

Le président-candidat Nicolas Sarkozy a annoncé également que la France demanderait le gel de sa contribution au budget de l'Union européenne s'il était réélu, une économie annuelle selon lui de 600 millions d'euros. "Je vous annonce que la France demandera à ce que sa contribution au budget européen soit gelée, ce qui représentera une économie de 600 millions d'euros par an".

La défiscalisation liée aux délocalisations : "Je proposerai qu'on supprime la possibilité de déduire de ses impôts les frais qu'une entreprise engage pour se délocaliser en dehors d'Europe". Il a également promis que dès juillet, les retraites seraient versées au 1er jour du mois et non plus le 8 comme aujourd'hui.

Au final pour la droite : "les trois quarts" des efforts devront porter sur la réduction des dépenses. "Le quart restant" se fera "par la hausse des recettes", a ajouté le président-candidat, d'après qui le manque à gagner pour revenir à l'équilibre budgétaire en 2016 représente "115 milliards d'euros", auxquels il faut ajouter le coût de ses propositions, qu'il a chiffrées à "9,5 milliards", soit un total de 124,5 milliards. Le détail des propositions sera exposé dans une lettre envoyée prochainement aux Français.