arton765-4298e[1]A l’occasion de la grande journée de grève générale, le Mouvement des Jeunes Communistes tient à exprimer sa plus vive solidarité vis-à-vis de la jeunesse et du monde du travail portugais.

A l’image de la Grèce, le peuple portugais est lui aussi victime des mêmes prédateurs : l’immonde « troïka » (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission Européenne) qui saigne les peuples d’Europe pays après pays.

Avec la complicité de la social-démocratie et du gouvernement de centre-droit, les forces portugaises au service du capital ont signé un véritable « pacte d’agression ». En échange d’un prêt de 78 milliards d’€, les gouvernements qui se sont succédés à la tête du Portugal depuis 2009 ont imposé de très violentes cures d’austérité : recul de l’âge légal pour partir à la retraite, liquidation et privatisations de services publics avec même la baisse des aides sociales pour les étudiants des classes populaires…

Alors que le gouvernement a lancé un nouveau missile pour casser le code du travail portugais, la CGT-P, première centrale syndicale portugaise proche du Parti Communiste Portugais, a lancé une grande journée de grève générale pour riposter à la hauteur de l’offensive patronale. En effet, ce projet gouvernemental vise à faciliter les licenciements, assouplir les horaires de travail en baissant de facto les salaires et même supprimer des jours fériés et de congés payés. Il y a de quoi dire « Basta » !

Nous nous félicitons que la grève soit massivement suivie dans les secteurs clés de l’économie portugaise : transports, télécom, port, éducation, hôpitaux sans oublier dans le secteur industriel qui indique un très haut niveau de participation de la classe ouvrière ! C’est un prolongement réussi de la manifestation historique du 11 février dernier qui a vu plus de 300 000 personnes défiler à Lisbonne.

Comme le souligne nos camarades de la Jeunesse Communiste Portugaise, il n’y a pas d’autre chemin que la lutte surtout quand on sait que semaine après semaine, la situation se dégrade pour les jeunes. Preuve en est, le chômage touche un jeune travailleur sur trois, 1,2 million de jeunes (soit 65% d’entre eux !) sont précaires et donc sur-exploitables à merci tandis plus de 400 000 travailleurs, en majorité de jeunes femmes, vivent à la limite du seuil de pauvreté (450€ par mois) !

D’Athènes à Lisbonne, sans oublier la grève générale en Espagne, les travailleurs et les jeunes d’Europe refusent cette Union Européenne du capital, qui bafoue la souveraineté populaire, démantèle nos acquis sociaux et grave l’austérité dans le marbre avec le nouveau traité SARKOZY/MERKEL que nous combattons de toute nos forces ! Plus que jamais, il est temps de construire à l’échelle du continent, des coopérations mutuellement avantageuses entre nations, en plaçant « les travailleurs d’abord, et non les actionnaires » ! Ce qui suppose une rupture avec les traités de Lisbonne et Maastricht.

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