avecsarkocharcut.jpgLa situation sociale des étudiants n'a cessé de se dégrader depuis l'arrivée de la droite au pouvoir : de plus en plus d’étudiants sont obligés de se salarier pour financer leurs études, le coût des études augmente, tout comme les loyers, les transports, la santé, alors que dans le même temps les bourses ne sont pas suffisantes et ne permettent pas de vivre convenablement.

Mais cette situation n'est pas une fatalité, le gouvernement l'organise ; les entreprises en profitent et s’enrichissent, certaines se spécialisant dans le secteur …
Pour certains, notre précarité, c'est leur business !

Logement: la précarité étudiante, un marché juteux.

Seuls 8% des étudiants sont logés en cité U du CROUS. L'immense majorité est dans le parc privé. Ce dernier a très vite réalisé les bénéfices qu'il pouvait tirer du marché du logement étudiant.
Les capitalistes spéculent sur le premier besoin d'un étudiant, son logement. Et dans le même temps, l’État finance les entreprises qui construisent des logements « spécial étudiants » sans aucun contrôle des prix !
Dans le même temps, l’État a décidé de se désengager financièrement des CROUS, le service qui permet aux étudiants de se loger et qui leur fournit les bourses.
Le principe est simple : l’État finance de moins en moins le CROUS, les services sont de moins bonne qualité, les postes de travailleurs sont supprimés... Le résultat se fait sentir pour les étudiants : les logements sont insalubres car il n'y a pas de moyens pour les rénover …

Le 10ème mois de bourse ? L’arnaque !

Pourtant le gouvernement avait commencé l'année universitaire par une annonce en grande pompe sensée aider les étudiants (le 10ème mois de bourse), mais la situation s'est avérée bien différente.
En effet, cette annonce n'était pas financée dans le budget 2011. Le résultat ? Des milliers d'étudiants n'ont pas pu toucher leurs bourses en novembre et décembre à temps pour payer leur loyer.
Et la même situation risque de se reproduire à la rentrée prochaine car le budget des CROUS pourl'année 2012 n'a pas été augmenté pour le financement des bourses.

Sacrifier sa santé pour pouvoir faire des études

La dégradation des conditions de vie des étudiants ne s'arrête pas là, et va même jusqu'à menacer leur santé ! : plus de 15% d'entre eux ont déjà renoncé à se soigner par manque d'argent, notamment pour les soins les plus chers (dentiste et ophtalmologie).
Et la double peine s'applique sur les plus précaires : 20% des étudiants n'ont pas de mutuelles, ainsi, quand ils tombent malade, ils ne sont pas remboursés intégralement.
Mais cette situation n'a pas l'air d'alerter le gouvernement qui, au contraire, a voulu instaurer à la rentrée une taxe sur les mutuelles étudiantes. Le but de cette réforme était de récupérer de l'argent au détriment de la santé des étudiants.
Cette situation est d’au-tant plus injuste que les politiques de prévention ne sont pas développées, que les centres de santé sur les universités n'ont pratiquement aucun moyen alors que les besoins y sont très importants.

Et après les études … le chômage !

Et tandis que Sarkozy vante son bilan en citant la LRU comme la principale réussite de son mandat, les étudiants, eux, en subissent aujourd'hui les effets. Toutes les réformes entreprises par le gouvernement devaient, selon le discours officiel, permettre de trou-ver plus facilement un emploi après la formation, notamment en intégrant les entre-prises dans les formations.
Le moins que l'on puisse dire c'est que depuis ces réformes, les étudiants n'ont jamais été aussi exploités, aussi précaires, aussi longtemps au chômage (c'est à 27 ans qu'un jeune trouve son premier emploi stable), aussi déclassés à l'embauche (29% pour la génération actuelle contre 21% pour la précédente).

SORTIR LES BESOINS ESSENTIELS DES LOGIQUES DE MARCHÉ !

Prenant le contre-pied de toutes ces politiques, il faut au contraire que les besoins essentiels des étudiants ne soient pas l'objet d'enrichissement et de spéculation. Le logement, la santé, l'accès aux transports, aux loisirs, à la culture doivent être sortis des logiques de marché et être assurés par l'Etat pour que tous y aient accès.