thumbnailCASSFLLNOn n’arrête pas de nous dire : « c’est la crise ! » leur solution criée de toutes parts : « Austérité ». Les dirigeants nous jouent le coup de la peur pour nous faire avaler un nouveau traité européen.

Le nouveau traité européen, un nouveau coup de force contre les peuples.

Sous l’impulsion du couple Merkel-Sarkozy, un nouveau traité est imposé aux peuples. Un mécanisme européen de solidarité est censé prêter de l’argent aux États en difficulté, cependant les conditions exigées pour son obtention en disent long quant à la supercherie de l’affaire. Il sera exigé de soumet- tre les budgets (et donc les choix économiques) à l’accord de la commission européenne, la réduction des dépenses sociales et publiques pour arriver à l’équilibre des budgets (la « règle d’or »), la mise en place de sanctions si ces conditions ne sont pas respectées. En gros, un gouvernement de technocrates sera chargé d’appliquer l’austérité dans toute l’Europe. Quelle que soit la majorité élue par un peuple, celui-ci ne pourrait pas mettre en place des politiques sociales d’investissement pour favoriser les services publics et l’emploi. Ce qui équivaut à perte de pouvoir et coup de bâton assurés pour les États avec addition méga salées pour les peuples.

On nous dit : c’est inévitable. Faisons un petit tour des situations sur le vieux continent !

En Grèce : saigner plus pour souffrir plus ! L’austérité a fait tomber le pays dans le chaos économique. Si les Grecs défilent tous les jours, c’est parce que l’austérité et la troïka (observateurs chargés d’appliquer les « réformes ») ont saigné le pays jusqu’à la moelle avec la bénédiction des forc- es politiques au pouvoir (la droite et l’extrême droite bien sûr, mais aussi les socialistes...). Les plans d’austérité successifs ont plongé de nombreux Grecs dans la pauvreté. Et pour cause, voici les saisies de nos amis huissiers Sarkozy et Merkel : réduction des salaires de 25% pour les fonctionnaires, baisse du salaire minimum à 580 euros, hausse de la TVA, privatisations massives des services publics. Le coût de la vie explose et on demande des supplémentaires ! Comme le gouvernement n’a pas appliqué assez vite l’austérité aux yeux des marchés, il a été remplacé par une coalition sous la direction d’économistes issus du monde la finance.

 En Allemagne, tout le monde ne roule pas en B.M.W.

 Dans le climat actuel, on nous met en avant un modèle à suivre : l’Allemagne. Bienvenue dans l’eldorado de l’exploitation ! Dans ce merveilleux modèle il n’y a pas de salaire minimum ! 2,6 millions de personnes bossent à moins de 6 € de l’heure. 26 % des Allemands travaillent à temps partiel et 10% sont obligés d’avoir un deuxième travail à 400 €/mois pour vivre. Mais il y a pire : les lois Hartz IV qui obligent les chômeurs à faire n’importe quel travail n’importe où et dans n’importe quelle condition et le tout pour un salaire de misère (un ou deux euros de l’heure). Alors, tenté par le modèle allemand ? On comprend pourquoi les patrons sont chauds... En France, les dernières propositions de Sarkozy vont dans ce sens : accords compétitivité-emploi qui cassent le code du travail pour permettre aux patrons de choisir le salaire et le temps de travail, réforme de l’allocation-chômage pour forcer les chômeurs à accepter n’importe quelle formation ou n’importe quel travail. Refusons le modèle allemand qui vise à accroître les profits des patrons sur le dos des peuples.

ATTENTION, LA SOLUTION CE N’EST PAS L’EXTRÊME DROITE !

Alors que certains partis politiques veulent détourn- er la colère populaire en s’alliant avec l’extrême- droite, n’oublions pas les vrais responsables : les capitalistes et leur soif de profit sans fin. De l’Allemagne à la Grèce en passant par la Roum- anie, l’austérité est inefficace économiquement et injuste socialement ! Les déficits publics aug- mentent en donnant la totale liberté aux marchés qui dictent leurs lois aux États et veulent toujours plus d’austérité. Face à l’Europe autoritaire et antidémocratique, construisons une Europe de la solidarité et de la coopération entre les peuples : mettre en place un fonds de développement social, écologique et solidaire européen pour relancer l’économie, construire des minimas sociaux européens, la mise en place d’un nouveau traité européen pour sortir des logiques de concurrence et de précarité. Les élections présidentielles et législatives seront l’occasion de faire ce choix : pour une Europe des  peuples,  Portons ce message