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MES : Mécanisme Européen de Stabilité                                                                                                                     

les 18 députés socialistes qui ont voté contre :

 Henri Emmanuelli, Julien Dray, Olivier Dussopt, Pascal Terrasse, Christophe Bouillon, Guy Delcourt, Martine Faure, Pierre Forgues, Pascale Got, Sandrine Hurel, Régis Juanico, Gilbert Le Bris, Kléber Mesquida, Philippe Plisson, Catherine Quéré, Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo et Jacques Valax.

 PS et apparentés : 130 abstentions

 Il n’y a pas beaucoup de courageux au PS, comme d’habitude. Ca veut dire que les abstentionnistes sont d’accord avec l’UMP mais n’ont pas le courage de leurs opinions. Ceux qui voudront collaborer avec le PS en cas de victoire de Hollande devront nous expliquer...

 On ne voit pas Montebourg dans la liste des députés ayant voté NON ? Comment se fait-ce ?

 Voter pour le MES c'est accepter la règle d'or !!

 Les députés communistes ont voté CONTRE cet outil supplémentaire d'austérité européenne.

                      mes

Résistons ensemble au dernier coup de force pour entraver le peuple !

« Le Mécanisme Européen de Stabilité »

Alors que les dirigeants européens discutent actuellement d’une nouvelle aide financière à la Grèce (en contrepartie d’un énième et contre-productif plan de rigueur), un traité crucial a été présenté, mardi 21 février, en catimini devant les députés, et voté en première lecture, par la droite avec l'abstention des députés socialistes.

 Dénommée le « Mécanisme européen de Stabilité » (MES), il précède l’adoption d’un prochain traité qui instaurera la fameuse « règle d’or », obligeant les Etats de la zone euro à respecter la limite de 0.5% de déficit public (la limite actuelle de 3% du déficit est largement dépassée).

 Le MES serait en fait, l’outil de la commission chargé de favoriser la stabilité de la zone euro, une sorte d’organisation financière internationale, opaque, basée au Luxembourg qui aurait pour but de refinancer la dette d’un Etat membre mais à condition que soit mis en place un plan d’austérité imposé.

 Le 30 janvier dernier, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités, sur injonction de M. Sarkozy et de Mme Merkel. L’un s’appelleTraité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG), l’autre a pour nom Traité instituant un mécanisme européen de stabilité (MES). Les deux sont liés. L’un édicte la politique d’austérité, l’autre est un instrument qui conditionne toute aide du MES à la mise en œuvre de ces choix de réduction des dépenses publiques et sociales.

 Il n’y a ici aucune place pour quelque aménagement ou réorganisation que ce soit : tout ce texte est inacceptable.

 Il n’y a aucune fatalité aux choix actuels, ils ne sont dictés que par le choix de se soumettre aux exigences des marchés financiers.

 Voter ces textes, ou les laisser passer par l'abstention, reviendrait par avance à accepter d’être matraqués après les élections présidentielles : diminution des retraites et des pensions, diminution des services publics, nouveaux déremboursements de médicaments, impôts sur les allocations familiales, augmentation de la TVA… C’est une purge qui se prépare, une atteinte à la démocratie car c'est la dépossession des peuples du droit fondamental à orienter, choisir, contrôler les politiques économiques et sociales faites dans leurs pays.

 Le Sénat, dont la majorité est de gauche doit voter le 28 février Prochain, nous appelons les sénateurs à rejeter cet inique projet.

 Ne laissons pas faire cette destruction économique et sociale,

 ne laissons pas faire ce déni de démocratie programmé !